Anna et son cahier

Placé dans une boite, recouvert de lettres de la première guerre mondiale, le cahier d’Anna dormait depuis 140 ans entre les pierres sèches des murs d’une maison cévenole.

Une maison très ancienne, ayant connu le passage des Templiers.

Anna n’aimait pas l’école. Elle aimait la liberté, courir avec les chèvres dans les collines.

Sa vie fut courte, elle n’eut pas le temps d’un mari, d’une famille avec des enfants.

Elle fut retrouvée sans vie dans son jardin. Elle avait dix-huit ans. Emportée par une angine de poitrine dira t’on.

Le long des pages jaunies se lisent ses jours à l’école, et les moments de cette existence particulière que vivait autrefois un peuple pauvre mais fier.

Feuilleter ce cahier, c’est transmettre une partie de ce temps que les souris n’ont pu grignoter.

Ces pages méritent le voyage vers ce quotidien d’autrefois.

« Enfant… » dit le cahier…

Que sommes nous devenus ?

Et beaucoup plus loin, à la fin du cahier…

Le tunnel de Winterberg, au chemin des Dames. La découverte de Pierre et Alain Malinowski :

« Comme beaucoup de découvertes, celle-ci est le fruit de longues recherches dans les archives, et de la passion de chercheurs historiques.

L’article de Forbes :

( https://www.forbes.fr/societe/adr-les-corps-de-270-soldats-allemands-decouverts-dans-un-tunnel-de-la-premiere-guerre-mondiale-apres-100-ans/ )

et d’Historynet.com:

( https://www.historynet.com/the-bodies-of-more-than-270-german-wwi-soldiers-found-in-french-tunnel.htm )

et surtout l’interview de Pierre Malinowski sur Sud Radio :

https://www.youtube.com/watch?v=W3Xp8OPzaxE

en disent long sur les difficultés à faire reconnaitre et protéger une découverte, surtout si l’on est « non professionnels » de l’Histoire.

Malgré une déclaration officielle faite en 2010, les découvreurs auront certainement à subir des poursuites de l’état.

Quel dommage !

Car ce site renferme les dépouilles de 270 soldats allemands enrôlés pour la guerre (voir sources).

Pères, fils, frères, époux, cordonniers, maçons, ouvriers, chauffeurs, professeurs…ces hommes portaient tous sur eux leurs lettres, leurs photos de familles, leurs espoirs de rentrer chez eux…

Nous étions en 14/18, il ne s’agissait pas ici de SS.

Que les découvreurs soient remerciés pour leur patient travail de recherche et leur persévérance que les services de l’état n’ont eu ou n’ont pas pu avoir.

Que ces découvreurs soient reconnus pour leur abnégation, leur passion, et leur soif de faire avancer la connaissance de ces années sombres de l’histoire commune de la France et de l’Allemagne.

Notre association soutient leur démarche de reconnaissance, pour le respect de l’Histoire et sa vérité.

Les sanctions à l’encontre des découvreurs qui ne sont pas des pilleurs n’est pas une démarche acceptable.

« Pour savoir qui tu es, il faut savoir d’où tu viens »

Le bureau.