Musée départemental du textile de Labastide Rouairoux

Ce samedi 16 octobre 2022, nous avons rencontré Jeanne née en 1922. Évocation d’une petite fille parmi tant d’autres dans cette époque de l’entre deux guerres où l’éducation des petites filles, la mode, les divertissements, façonnèrent la femme à venir.

Une exposition temporaire, riche et émouvante qui se déroule au fil des pièces dans le musée du textile à Labastide Rouairoux.

Il faut visiter le Musée, où de machines à tisser, à carder, à créer, se déroule tout le patrimoine de cette région, qui donna autrefois du travail à sa population. Que de vies et de destins ces fils ont tissés !

Et puis, en ce lieu, il y a surtout la gentillesse des personnes qui vous reçoivent et le savoir étonnant de Valentine qui, de sa main fine et légère, redonne la vie au métier à tisser, à la fabrication minute de 10 pelotes de laine, et vous explique en direct l’ingénieux fonctionnement de ces machines.

Plus que la machine, elle fait renaitre le passé, c’est fabuleux et inattendu.

Bravo !

https://musees.tarn.fr/nos-musees/musee-departemental-du-textile

Découverte d’ossements humains dans l’église d’Oradour sur Glane

En janvier 2012 nous avons découvert des ossements humains derrière l’autel  de l’église d’Oradour/Glane par le biais de photographies prises dans une brèche du mur.

Nous avons fait une déposition. Gendarmes et spécialistes de la recherche scientifique se sont rendus sur place.

Les réactions qui ont fait suite à notre découverte ont été surprenantes.

Livre en préparation.

crâne

Notre film original de la découverte, entier, complet  et sans modification d’aucune sorte.

http://youtu.be/Qt0bJQOQg90

Sans oublier Lambaréné

Nouveau roman de Sylvie Goll-Solinas, paru ce jour, disponible à la vente au prix de 18 €.

Bientôt, rencontres avec l’auteure et dédicaces. Dates annoncées prochainement.

Sans oublier Lambaréné.


Un livre…
Le voici dans vos mains. La première de couverture vous appelle. Ou pas. Vous lisez le résumé, vous tournez les pages. Vous choisissez le voyage, ou autre chose. Vous vous arrêtez. Ou vous continuez votre chemin.
 
Vous vous arrêtez…
 
 «…Sur la route enneigée de cette nuit glacée de janvier, quelque part dans le Sud de la France, Marisa Berland ne se doutait pas de ce qui l’attendait au détour d’un virage.
 
Elle ignorait tout du Gabon.
Journaliste pour une revue mensuelle de l’Hérault, elle n’imaginait pas un seul instant ce qu’elle vivrait au cœur de l’hôpital Schweitzer à Lambaréné, dans le sillage d’un médecin pas comme les autres.
Les autres…Leurs destins aussi vont se croiser, se séparer, s’aligner, comme les traces des avions dans le ciel.
Elle ne voulait pas du Gabon et pourtant… »
 

 
 
« Un livre n’est pas un signe comme les autres, c’est une trace qu’on laisse, indélébile, de ce qu’on a pensé, sérieusement, parce qu’on l’a écrit, relu… »
(Léon Schwartzenberg)
Sylvie Goll Solinas

Disponible dès aujourd’hui à la Librairie Clareton Les Sources à Béziers, sur place ou en commande :

https://www.librairieclareton.fr/livre/21560244-sans-oublier-lambarene-sylvie-goll-solinas-goll-solinas-sylvie

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Une découverte intrigante

Depuis plusieurs mois, nous découvrons sur le sol d’un site particulier de Cruzy de nombreuses « pierres noires », vitreuses, opaques, certaines à angles vifs et tranchants.

Sur ce même site, auparavant, nous avions repéré de multiples fragments d’amphores, mais également 3 morceaux de poterie campanienne, époque attestée par Monsieur BERMOND, (DRAC de Montpellier), ainsi que des restes de cruches et vaisselles anciennes et une belle borne (milliaire, ou servant autrefois à délimiter un domaine).

Dans ce décor archéologique, ces « pierres noires » nous ont longtemps interrogés.

Nous avions confié, en avril dernier, un échantillon de ces masses à Monsieur BERMOND, archéologue assermenté à la DRAC de Montpellier venu à notre demande visiter ce site entre autres, mais sans nouvelles de lui depuis plusieurs mois, nous nous sommes tournés vers Monsieur VAQUER, directeur de recherche émérite au CNRS de Toulouse.

Monsieur VAQUER nous a répondu très rapidement en évoquant des scories vitreuses, et nous a dirigés immédiatement vers Monsieur Bernard GRATUZE, directeur de recherche au CNRS d’Orléans, spécialiste des verres antiques, ingénieur chimiste en archéomatériaux.

A la lecture de la description de nos trouvailles enrichie de photographies, Monsieur GRATUZE nous a confirmé de façon quasi certaine qu’il s’agissait là de laitiers de fonderie, déchets vitreux de l’industrie métallurgique, souvent employés comme matériaux d’empierrage des voies de circulation (déchets postérieurs au 14/15e siècle).

Nous remercions vivement Messieurs VAQUER et GRATUZE pour leur réactivité, la précision de leur réponse et leur disponibilité.

Nous réalisons qu’il est important, avant toute investigation, de faire appel aux personnes scientifiquement compétentes dans le domaine précis qui interroge, au risque de se trouver dans la complexité d’une recherche qui tourne en rond.

Merci messieurs de vous être intéressés à nous.

Une déclaration officielle va être faite très prochainement aux services de la DRAC.

Les recherches continuent.

Le Devoir de le Dire

Lettre ouverte pour la défense de Dominique RECH, professeur d’histoire-géographie au collège Bertrand Laralde de Montréjeau.

Nous avons voulu, en son temps, parce qu’il le méritait, citer un collégien aujourd’hui lycéen, qui, passionné d’histoire et de justice, avait présenté à son collège une exposition de grande qualité sur la guerre 14-18. (voir Damien CAPY-THOMINE : un collégien au service de l’Histoire.)

Aujourd’hui nous voulons, toujours dans le souci et le devoir de le dire, parce que Pan de lune est aussi une association qui transmet, s’engage, et soutient quand cela est nécessaire, présenter cette lettre ouverte à toutes celles et ceux qui souhaitent un monde meilleur, délivré de toute hypocrisie.

Cette lettre a pour sujet un professeur d’histoire de Montréjeau calomnié.

Victime d’une rumeur sans nom qui l’enlise avec le temps dans une dramatique injustice, Dominique RECH fait aujourd’hui partie de la longue liste des enseignants touchés dans leur honneur, dans leur mission, et non soutenus par peur, et lâcheté.

Restons simples et clairs. Et que la véritable valeur de ces enseignants soient enfin reconnus.

Dominique RECH est innocent. Qu’on se le dise ! C’est un devoir.

Lettre ouverte pour la défense de Dominique RECH :


« Le 29 janvier 2015, à l’initiative de Monsieur Dominique RECH, professeur agrégé d’histoire et de géographie, l’association Pan de Lune, spécialisée dans la recherche historique et archéologique du Sud de la France, a eu le plaisir et la fierté d’être reçue au collège Bertrand Laralde de Montréjeau.


Les membres de cette association, et moi-même, attachons de l’importance à transmettre les découvertes et les enquêtes que nous faisons et menons, à analyser les faits, à œuvrer pour la vérité, dans un domaine que les initiés « de métier » ne sont pas les seuls à visiter, l’histoire et l’archéologie appartenant aux savoirs de toutes et de tous.


Ce jour là, des classes de 3e purent assister à deux interventions et témoignages, dont la nôtre, concernant en particulier l’histoire des enfants internés pendant la seconde guerre mondiale, et en ce qui nous concerne celle de Rosa Goldmark (1927-1945) enfant juive et internée à tort à l’asile de Lannemezan où elle a trouvé la mort.


Ce jour là, permettez-moi s’il vous plait de me répéter car ce jour fut important, la personne qui m’accompagnait et moi-même avons fait la connaissance d’un professeur qui a su, tout au long d’une conférence qui a duré, conduire ses élèves dans l’idée du respect, de l’écoute, et de la tolérance.

Il n’a pas eu d’ailleurs à les forcer. Ses élèves se sont comportés comme de vrais élèves et pas seulement comme ceux que le règlement scolaire, signé par les familles en début d’année, l’exige.
Ils se sont comportés comme des élèves imprégnés des valeurs de la laïcité et qui sont venus ensuite nombreux nous poser des questions, curieux, avides de savoir, touchés par les tragédies que la guerre engendre.
Ils ont confié, au cours de ces échanges, leur besoin et leur envie de savoir, mais aussi combien ils estimaient leur professeur d’histoire et de géographie.


Ce jour là, le comportement de ces classes de 3e en a dit long et nous sommes persuadés que ce professeur là n’a pas changé sa personnalité. Il reste et restera l’homme digne qu’il EST.
Les personnes actuellement empêtrées dans la toile d’araignée de leurs propos mensongers, comme nous les plaignons !
Un mot de leur part et le retour à la raison pourraient les libérer et libérer de son cauchemar un innocent.
L’association Pan de lune tient à exprimer son soutien sans faille à Dominique RECH et à sa famille.
Faudrait t‘il donc besoin d’un Zola ou d’un Alexandre Dumas pour dénouer les intrigues empoisonnées des menteurs et des jaloux ?


Nicolas de Chamfort, dans ses Maximes et pensées avait écrit :
« La calomnie est comme une guêpe qui vous importune et contre lequel il ne faut faire aucun mouvement, à moins qu’on ne soit sûr de la tuer, sans quoi elle revient à la charge, plus furieuse que jamais. »


Dominique RECH ne veut tuer personne. Alors que la calomnie s’arrête.
Dominique RECH enseigne la vie.
Qu’il soit reconnu et respecté. »


Association Pan de lune

Sylvie Goll-Solinas – Présidente
Auteure – Conférencière

Il est important d’ajouter que de très nombreuses personnes, dont des parents d’élèves, des professeurs, soutiennent Dominique Rech parce qu’ils sont convaincus de la vérité.

Il nous semble aussi important de signaler la qualité et l’intégrité d’un journaliste : Georges Dufor, auteur des articles qui suivent. Cet homme au talent d’écriture indéniable n’a pas eu peur de joindre l’action au geste en écrivant au ministre de l’Éducation nationale et à Brigitte Macron.

Ne pas lui répondre serait un outrage à la Justice.

Dominique Rech a été déclaré innocent par le Rectorat même. Alors, pourquoi avoir détruit sa vie ?

28 juillet 2021: Réponse de la cheffe de cabinet du Ministère :

Juin 2021 :

Le Mystère de la capitelle murée :

C’est une étrange découverte faite il y a quelques jours, dans la garrigue, au centre d’un mur de pierre. Autour, peu de vestiges, une pierre taillée, une autre polie.

L’endroit est désert. Seuls les chênes , les cades les serpents et les tiques habitent ce lieu puissant ou l’homme ne vit plus depuis bien longtemps.

Ce jour là, le vent souffle fort, et une branche de chêne vient arracher quelques pierres découvrant une cavité :

Juste un trou de quelques centimètres de large, juste assez pour passer un bras ou la tête, prendre des photos.

Ces photos les voici:

Nous choisissons de scruter l’intérieur avec une lampe, il est vide, nous prenons des photos.

Au vu de l’état intact de la cavité, nous décidons de la laisser ainsi, et de revenir dans quelques jours avec un peu de matériel, pour dégager suffisamment l’entrée et pouvoir s’y introduire.

Une cache? une capitelle oubliée? un lieu caché en tout cas.

LA SUITE DANS QUELQUES JOURS…

Le Mystère de la capitelle murée :

– suite et fin –

« Breupppp, breupppp, … », mon téléphone vibre. Je viens de recevoir le MMS d’un membre de l’association Pan de Lune. Regardant alors avec attention les photographies reçues, je me rends compte qu’elles sont difficiles à interpréter. Ma curiosité s’éveille. Il me propose d’aller sur place donner mon avis. Le rendez-vous est fixé à dans quelques jours …

Par une belle après-midi printanière, nous voilà donc chargés d’outils et d’enthousiasme, marchant en direction du théâtre des opérations. 

Qui sait, il y a peut-être la tombe de Vix héraultaise à mettre au jour !

Après avoir traversé une vigne, nous arrivons sur le site par le Nord.

Immédiatement, nous tombons face à un mur en pierre sèche orienté Est-Ouest. Relativement massif, les pierres qui le constituent sont en majorité celles qui furent extraites de la parcelle de vigne. Ce mur sépare cette terre arable au Nord, d’une parcelle dont la roche calcaire affleure très rapidement, au Sud. Il est alors aisé de penser que cette dernière fut jadis dédiée aux bergers et chevriers. 

En arrivant donc sur les lieux, mon œil est rapidement attiré par une sorte de dôme intégré dans l’architecture du mur. En y regardant de plus près, une grosse pierre plate (lauze) est visible sur le sommet de ce dôme. C’est ce que l’on appelle une pierre sommitale, élément clé dans la conception d’une capitelle (cabane en pierre sèche). Elle est en partie responsable de la solidité de la partie supérieure de la capitelle, la voûte étant en encorbellement.

Après être passés par-dessus le mur, nous nous retrouvons face à l’entrée. Effectivement, elle n’est maintenant plus qu’un petit trou obstrué par des blocs. Nous en sortons quelques-uns afin de pouvoir pénétrer plus aisément la structure.

Après une rapide réflexion, nous concluons que nous sommes bien face à une capitelle comprise dans l’architecture d’un mur en pierre sèche et dont l’entrée est tournée vers le Sud (parcelle dédiée au bétail). L’orientation devait être appréciable en hiver, l’ensoleillement étant plus long. Et pendant les étés ou le cagnard cogne, l’épaisseur des murs garantissait un minimum de fraicheur.

Maintenant, reste à savoir pourquoi cette capitelle était obstruée, et tenter de la dater. D’après moi, il n’y a pas eu une volonté de condamner l’entrée. Ou alors, la raison n’est pas évidente à comprendre. Les blocs sont tombés avec le temps. Ils proviennent du somment de la capitelle et du couloir (env. 106 cm de L. et 30 cm de l.) menant à l’entrée. Heureusement que le linteau a résisté, sinon, nous aurions cru avoir affaire à un tas de pierre (clapas) !

Tel Howard Carter, une fois équipé de lampes, nous pénétrons dans la construction.

Elle est en excellent état.

L’effondrement l’avait en quelque sorte scellée. Ah oui, je tiens à souligner que certains membres de l’association sont plus agiles que d’autres ! A l’intérieur, pas grand-chose… Une petite niche, et un bloc posé sur le sol, qui fait un trône parfait pour régner dans ce palais. Un tour sur nous-même permet de repérer les habitantes des lieux : de belles araignées que l’on n’aimerait pas avoir dans son tee-shirt. Tantôt méfiantes ou hardies, elles assistent au spectacle en grignotant des moustiques. Au vue de leur nombre, il n’y a aucun respect des normes sanitaires !

Puis, notre regard se pose sur quatre pierres comprises dans l’architecture interne. Parfois, il y a des gravures dans les capitelles.

Le plus souvent des noms.

Et bingo, nous y découvrons cinq graffitis : « Maria » et « Joseph », « Gui… » (?), « J.M.E » et d’étranges formes ovales. Combien de personnes ont réalisé ces gravures (deux au minimum) ? Se connaissaient-elles ? L’ont-elles fait en même temps ? A quelle époque ? Tant de questions peuvent se poser…Nous pourrions tenter d’y répondre en se penchant sur les actes d’état civil des villages voisins. Tâche fastidieuse… Ou alors, laissons aller notre imagination.

Il est difficile de dater l’architecture vernaculaire locale. Bien que de nombreuses capitelles n’ont pas plus de cent ou deux-cent ans, d’autres constructions peuvent être beaucoup plus anciennes, mais souvent remaniées.

C’est pour cela que nous décidons de pratiquer une très légère fouille du sol.

La surface est décaissée de moitié et de manière planimétrique à l’aide d’une petite pelle et d’une truelle d’archéologue. Les déblais sont entreposés à l’extérieur. Rapidement, des blocs relativement plats apparaissent. Au premier abord, nous pensons à une sorte de dallage. Mais à y regarder de plus près, nous arrivons à la conclusion que nous sommes en présence du substrat calcaire fragmenté.

Nous relevons la présence d’une très légère couche cendreuse au niveau du « trône » et de quelque petits charbons parsemés ici et là. La couche terreuse couvrant le substrat est homogène. Nous avons tout simplement affaire à de la terre, présente avant la construction, ou bien déposée après pour niveler le sol. Nous ne trouvons par la suite aucun artéfact. 

La « fouille » terminée, nous re-murons le lieu à l’identique. 

Peut-être que dans 100 ans, d’autres curieux se poseront la même question que nous. Sauf qu’ils devront faire de l’archéologie de l’archéologie en plus !

Nous pouvons donc conclure que l’entrée de cette capitelle fut probablement obstruée par le temps. Elle ne renfermait rien de particulier, mais est admirablement bien conservée.

Rappelons encore une fois que ce petit patrimoine local, témoin du travail de nos anciens et rythmant notre paysage, doit être préservé dans la mesure du possible des destructions causées par le temps et les Hommes, et pourquoi pas mis en valeur.

De plus, nous nous sommes permis de légèrement « gratter le sol » car il y avait de fortes chances de ne pas tomber sur quelque chose d’exceptionnel. Tout au plus sur une boite de conserve.

En outre, nous possédons un socle de connaissances techniques en archéologie non négligeable. Jamais nous ne nous serions autorisés à faire cela sur un site présentant un fort potentiel archéologique. L’association étant en contact étroit avec des archéologues et le Service Régional de l’Archéologie, nous déclarons toutes nos découvertes.

Quentin, membre de l’association.